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15.07.2017 CHoisir à Locarno Festival!
Locarno Festival 2017, 70ème édition
02 – 12 août 2017
Première mondiale
mardi 8 août 2017, 16:30 Kursaal
en présence du réalisateur et de l’équipe
 
Répliques: vendredi 11 août 2017, 14:00 Kursaal - samedi 12 août 2017, 09:30 PalaCinema 2
more info at pardo.ch

 
 

Imagofilm Lugano présente
une coproduction Suisse-Algérie

CHoisir à vingt ans

Scegliere a vent’anni
Qual der Wahl mit zwanzig
CHoosing at Twenty

film de Villi Hermann

avec
Nils Andersson, Jacques Baynac, Anita et André Bernard, Freddy Buache, Claude Garino, André Gazut, Jean-Claude Girardin, Claude Glayman, Lillis Kielland, Paul Kobisch, Pierre Leray, Diego Masson, Simone et Jean Mohr, Michel Monod, Louis Orhant, Jacques Pous, Pierre Rieben, Jean Rouget, Fritz Weber, Ali Aimouche, Abdellad Berka, Mohamed Berka, Ahmed Berka, Halima Boukhelf, Aïcha Belguendouze, Abdeghanil Ghounane, Ali Fritis, Aïcha Semar, Mohamed Semar

en coproduction avec
RSI Radiotelevisione svizzera
RTS Radio Télévision Suisse
Cirta Films, Constantine

 
LE FILM
 
FRANÇAIS: Entre 1954-1962, de 100 à 300 jeunes Français refusèrent de participer à la guerre d’Algérie. Ces réfractaires, soldats ou appelés étaient non-violents ou anticolonialistes. Certains se réfugièrent en Suisse où des citoyens suisses leur vinrent en aide alors qu’en France ils étaient condamnés comme traîtres à la patrie. En 1962, quelques mois après l’Indépendance, Villi Hermann se rendit dans une région dévastée par la guerre proche de la frontière algéro-marocaine, afin d’aider à la reconstruction d’une école. En 2016 il est retourné en Algérie et a retrouvé ses anciens élèves. Il a aussi rencontré des réfractaires français, habitant aujourd’hui en France ou en Suisse.

ITALIANO: Tra il 1954 e il 1962, 100 o forse anche 300 giovani francesi si rifiutarono di partecipare alla guerra d’Algeria. Questi refrattari, soldati o appellati, erano dei non-violenti o degli anticolonialisti. Alcuni di loro si rifugiarono in Svizzera dove dei cittadini svizzeri li aiutarono, mentre in Francia erano condannati come traditori alla patria. Nel 1962, qualche mese dopo l’Indipendenza, Villi Hermann si recò in una regione devastata dalla guerra vicino alla frontiera algero-marocchina, con lo scopo di partecipare alla ricostruzione di una scuola. Recentemente è ritornato in Algeria e ha ritrovato i suoi allievi dell’epoca. Allo stesso modo, ha anche rintracciato alcuni dei refrattari francesi, che abitano oggi in Francia o in Svizzera.

DEUTSCH: Während des Algerienkrieges (1954-1962) flüchteten ungefähr 100-300 junge Franzosen als Deserteure, Fahnenflüchtige oder Kriegsdienstverweigerer in die Schweiz. Sie waren gegen den Kolonialkrieg. Die Schweiz gewährte Ihnen Asyl, aber in Frankreich suchte und verurteilte man sie als Landesverräter. Einige Monate nach der Unabhängigkeit Algeriens reiste Villi Hermann mit einer ONG nach Algerien um eine Schule aufzubauen. 2016 Villi Hermann kehrte nach Algerien an die Algerien-Marokko Grenze zurück und suchte nach seinen ehemaligen Schülern. Er traf ehemalige französische Deserteure in Frankreich und in der Schweiz.

ENGLISH: Between 1954 and 1962, about a 100 - maybe even as many as 300 - young Frenchmen refused to participate in putting down the Algerian War of Independence. These ' draft dodgers ' believed in non-violence or were against colonialism. Some of them fled to Switzerland where they received help from Swiss citizens, whereas in France they were condemned as traitors. In 1962, a few months after Independence, Villi Hermann, went to a devastated area near the Algerian - Moroccan border, to help reopen a school. Villi Hermann, as a filmmaker, he has recently been back to Algeria where he met a few of his former pupils. He has also made contact with some French ex draft dodgers, who live back in France or in Switzerland.

→ download press kit Locarno Festival 2017
 
 
 
 
LA PRODUCTION
 
Production, réalisation, caméra, son Villi Hermann
Scénario Eve Martin, Villi Hermann
Montage Jean Reusser
Musique Zeno Gabaglio
Conception sonore et mix Riccardo Studer
Production RSI Radiotelevisione svizzera Silvana Bezzola Rigolini
Production RTS Radio Télévision Suisse Irène Challand
Production Cirta Films Hachemi Zertal
Recherc heshistorique Eve Martin
Assistantes production Michela Pini, Laura Donato
Infographie Alberto Meroni, Giona Pellegrini, Alain Rordorf
Etalonnage Patrick Lindenmaier, Davide Legittimo
Assistante montage< Emilie Chappatte
Traduction Mohamed Moussaoui, Stefano Maggi, David Palmer
Comptable Sergio Vignati
Son en Algérie Hamid Osmani
Archives films INA, RTBF, ITN, RTS, SRF, EPTV Alger, Cinémathèque suisse, Gaumont Pathé
  ISAN 0000-0004-65FE-0000-L-0000-0000-B
SUISA 684'610

 
NOTES SUR LE FILM
Le film CHoisir à vingt ans parle de jeunes Français qui, parce qu’ils refusaient de participer à la guerre d’Algérie, se sont réfugiés en Suisse et de jeunes volontaires internationaux qui ont travaillé en Algérie avec une ONG durant les toutes premières années d’indépendance de l’Algérie. Tous les protagonistes du film ont alors une vingtaine d’années, l’âge de l’insouciance, des premiers amours, des découvertes. Mais le contexte politique se fait de plus en plus présent et pesant : guerre, colonialisme anticolonialisme. Ils se retrouvent alors confrontés à leurs émotions, leurs opinions, leur conscience et face au dilemme qui se pose à eux, ils doivent effectuer un choix : CHoisir.
 
Des témoignages entrecoupés de documents photographiques, cinématographiques et sonores d’aujourd’hui et d’hier, de dessins et de lettres personnelles que le réalisateur, alors étudiant à Paris puis volontaire en Algérie comme instituteur, envoie à sa mère et à sa petite amie, font revivre cette période, volontairement ou involontairement un peu oubliée. Les témoignages des réfractaires, déserteurs et insoumis, et les témoignages des personnes qui les ont aidés à passer la frontière ou qui les ont accueillis en Suisse s’entremêlent, se complètent, se nuancent. Quelques volontaires ayant travaillé à Sidi Larbi en même temps que le réalisateur ou juste après, interviennent aussi, directement ou à travers des documents filmés à l’époque. Ils racontent leur expérience à Sidi Larbi, un village algérien perdu dans le djebel et situé près de la frontière algéro-marocaine.
 
Le seul soldat français présent dans le film est un appelé en service à Sidi Larbi. De la guerre on voit peu d’images, mais ce sont des images fortes, symboliques.
 
En 2016, le réalisateur retourne à Sidi Larbi et va à la rencontre de certains de ses ex-élèves. Pris dans les événements historiques de la guerre d’Algérie, chacun les a affrontés à sa manière et aujourd’hui chacun se retrouve avec sa propre histoire. On découvre dans ce film un aspect de la Suisse dont on parle peu et un bout d’histoire française qu’on a tenté d’oublier.
 
 
CONTEXTE HISTORIQUE
Jusqu’en 1999 le gouvernement français ne reconnaît pas officiellement au conflit en Algérie (1954-1962) le statut de guerre. Il parle des événements d’Algérie, d’opérations de pacification ou de maintien de l’ordre, car l’Algérie est considérée comme un département français. Très rapidement le gouvernement français fait appel au contingent, c’est à dire les appelés du service militaire obligatoire d’une durée de 18 mois jusqu’à 30 mois pour la guerre d’Algérie. Dès 1956 la quasi-totalité des appelés fera tout ou partie du service militaire en Algérie. Selon l’historien français Tramor Quemeneur, sur 1 200 000 appelés du contingent, 1250 ont désobéi par opposition à la guerre d’Algérie. Certains réfractaires sont emprisonnés en France et en Algérie, d’autres déserteurs et insoumis choisissent l’exil.
 
Déserteurs et insoumis trouvent assez facilement refuge dans divers pays, en Allemagne, en Belgique et en Suisse où dès 1958 est créée l’organisation Jeune Résistance qui a pour but d’accueillir les déserteurs et les insoumis.
 
Dès la proclamation de l’indépendance de l’Algérie (juillet 1962), des volontaires d’organisations humanitaires de tous bords, dont le Service Civil International, déjà actifs au Maroc et en Tunisie, arrivent en Algérie pour collaborer à la reconstruction du pays. Certains réfractaires sont d’ailleurs engagés sur des chantiers du Service Civil International, en France, en Suisse ou en Algérie avant, pendant et après la guerre d’Algérie.
 
Une partie de la population surtout en Suisse romande accueille et aide les insoumis et déserteurs. Quelques Suisses collaborent même avec les réseaux de soutien au Front de Libération Nationale (FLN) : ils hébergent les membres du FLN qui séjournent ou passent en Suisse ou transportent à travers la frontière du matériel de propagande. Soulignons que les livres dénonçant la torture en Algérie, interdits en France, sont publiés en Suisse par Nils Andersson aux éditions La Cité, Lausanne et exportés en France et en Belgique.
 
 
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